L’Anse des pilotes et le brise-lame est, Le Havre, après-midi, temps ensoleillé

L’Anse des pilotes et le brise-lame est, Le Havre, après-midi, temps ensoleillé

L’Anse des pilotes et le brise-lame est, Le Havre, après-midi, temps ensoleillé

Origine et date: 
L’Anse des pilotes et le brise-lame est, Le Havre, après-midi, temps ensoleillé, 1903, Le Havre, Musée d’Art moderne André Malraux © RMN / Gérard Blot
Artiste(s): 
1830
1903

Né à Rotterdam en 1848, Pieter Van der Velde s’installe au Havre au lendemain de la guerre de 1870, au sein de la communauté protestante. Ses affaires sont assez prospères, il peut ainsi commencer sa collection.Par l’intermédiaire de son beau-père, il rencontre Eugène Boudin à qui il achète les premières toiles de sa collection. 

Il est rapidement captivé par le travail des impressionnistes. Proche des peintres, il entretient des relations amicales avec Pissarro à qui il achète des œuvres jusqu’en 1903. On trouve aussi dans sa collection des peintures de Monet, Sisley, Renoir.

Au début du XXe siècle, le collectionneur s’intéresse davantage aux artistes d’avant-garde comme Derain, Vlaminck, Friesz et Van Dongen. De ce fauve hollandais, il possède notamment dix peintures. Sa collection a compté jusqu’à 200 tableaux.

 

Van der Velde : l’ami des peintres

 

Boudin

Ses œuvres occupent une place centrale dans sa collection. D’ailleurs, la correspondance qu’il a entretenue avec le peintre - conservée au musée du Havre - atteste des relations presque familiales qu’ils entretenaient. Ces lettres sont de véritables témoignages sur la constitution de sa collection ainsi apprend-on que treize tableaux ont été achetés directement à l’artiste.

Même si au début Van der Velde acquiert auprès de l’artiste, il se fournit par la suite chez divers marchands comme Durand-Ruel et Berheim : ses principaux fournisseurs de peintures impressionnistes. En 1900, l’amateur renouvelle son fonds en se séparant de huit Boudin qu’il remplace par des peintures de Pissarro, Monet, Renoir et Sisley.

 

Pissarro

Quand il s’installe au Havre au début de l’été 1903, sur les conseils de Van der Velde, sa peinture est déjà très présente dans les collections privées locales. Le collectionneur et l’artiste se sont rencontrés à Paris chez le marchand Durand-Ruel.

Van der Velde possède un fonds comprenant plus d’une dizaine d’œuvre du maître. Il le prend sous son aile, lui fait visiter la ville, l’emmène déjeuner en compagnie d’amateurs avertis et le présente à des éventuels acheteurs. En retour, le peintre offrira à Madame Van der Velde une toile intitulée Le Fort de la jetée sud du Havre. A la fin du mois de septembre 1903, Pissarro quitte le Havre pour Paris où il meurt peu de temps après.

 

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